The Moorish Wanderer

Réprimer Et Nourrir

Posted in Moroccan Politics & Economics, Morocco, Read & Heard by Zouhair ABH on January 29, 2013

C’est en définitive ce qui semble être la charge principale des dépenses des administrations publiques depuis (au moins) 1960.

Grande volatilité des dépenses liées à la défense nationale et au maintien de l'ordre, l'éducation à un niveau plus constant

Grande volatilité des dépenses liées à la défense nationale et au maintien de l’ordre, l’éducation à un niveau plus constant

Réprimer ici réfère à la charge de l’Etat, comme monopole de la violence symbolique (et souvent réelle) la structure des dépenses publiques à travers les cinquante dernières années est restée remarquablement stable: les dépenses d’éducation ont enregistré une vraie stagnation, rarement dépassant les 30% de la consommation des administrations publiques (les dépenses d’éducation prenant en compte l’investissement et l’équipement du ministère de l’éducation nationale sur la période 1960-2010) alors que les dépenses combinées de la compensation (subvention aux produits alimentaires et/ou hydrocarbures) et du maintien de l’ordre (la défense nationale et les services centraux du ministère de l’intérieur) sont supérieures de 10 points.

Cette différence à priori négligeable est à mettre en perspective, puisque la dépense effective par élève pour les trois niveaux d’éducation ont décliné en termes relatifs au PIB, alors que la part de la masse salariale, a augmenté quant à elle.

Tableau_Comparatif

Je force sûrement le trait ici car le rapport de dépenses d’éducation au reste de la consommation des administrations publiques s’est amélioré sensiblement depuis le début des années 2000 (qui enregistre d’ailleurs un minimum absolu à près de 2% du PIB) mais ce parallèle est troublant: en 1964, la masse salariale totale représentait 8.6% de la consommation finale des administrations publiques, pour 11.6% en 2012.

Le Projet de Loi Finances pour 1964 est disponible ici, le reste des données est à récupérer sur ce lien.