The Moorish Wanderer

Le prix de la réforme

Posted in Dismal Economics, Flash News, Moroccan Politics & Economics, Morocco, Read & Heard by Zouhair ABH on February 27, 2013

Un récent communiqué du Ministère des Affaires Générales a admirablement résumé la position gouvernementale quant au problème de réforme de la caisse de Compensation: le Ministre déclare chercher une voie marocaine pour réformer les transferts de la caisse (après avoir déclaré s’inspirer d’expériences observées dans divers pays) qui est elle-même techniquement prête, mais dont le choix final portant sur différents scenarii n’est pas encore arrêté.

Au-delà des manœuvres politiques autour de cette poule aux œufs d’or pour plusieurs agents économiques, c’est le coût final de la réforme qui mérite d’être étudié. En résumant les différentes déclarations que j’ai pu compiler depuis l’année dernière, Mr Boulif présente un argumentaire s’articulant autour de deux points principaux:

1/ Une réforme radicale (entendez, levée immédiate des subventions) risque d’entraîner un renchérissement du coût de plusieurs intrants, lequel se répercutera irrémédiablement sur le niveau des prix, et donc, de l’inflation. A ce sujet, Mr Boulif avait agité le chiffre fantasmagorique de 5%, sans pour autant en justifier l’origine, une sorte d’épouvantail pour observateur naïf.

2/ Alors que la réforme est techniquement prête (sic) le principal problème qui se pose au MAGG est le niveau de transferts dont bénéficierait la classe moyenne, et il est de bon usage de mentionner les chiffres d’une étude du HCP en 2009 (utilisant des données de 2007) pour expliquer que non, la classe moyenne risque d’être broyée par tout plan de transferts monétaires.

La crédibilité de l’existence même de la réforme est sujette à débat; après tout, le même ministre promet que le budget alloué pour 2013 ne dépasserait pas les 40 Milliards de dirhams (Janvier 2013) et pourtant, évoque une hausse de 70% de cette projection le mois suivant, comme le note à juste titre le communiqué du MAGG évoqué plus haut:

Le ministre, qui a passé en revue les expériences de plusieurs pays ayant mené des réformes en la matière, a jugé impossible de maintenir en l’état la Caisse de compensation, car ses dépenses constituent un “grand fardeau” sur le budget de l’Etat (52 milliards de dirhams en 2011, 55 MMDH en 2012 et 68 MMDH en 2013).”

68 Milliards, c’est tout de même près d’un peu moins de 8% du PIB. On peut raisonnablement supposer que réformer le système actuel au-delà d’une simple levée partielle de subvention entraînera des coûts divers, notamment en termes d’identification des ménages potentiellement éligibles à l’aide.

L’un des rapports les plus récents publiés par le FMI fait mention d’un transfert effectif de près de 43% des subventions de la Caisse de Compensation aux 10% des ménages les plus favorisés. Cela signifie que le coût réel des subventions transférées aux ménages en dessous de la médiane (y compris la classe moyenne) serait plutôt aux alentours de 25 Milliards, soit 3% du PIB. Il y a donc 5% du PIB qu’il convient donc d’estimer comme le coût, pour le gouvernement, de la réforme.

La notion de coût ici dépasse la simple analyse budgétaire; il ne faut jamais sous-estimer la rationalité des choix publics au Maroc, aussi cyniques ou contraires au bien-être commun puissent-ils être.

5% du PIB, c’est le coût, pêle-mêle, des compensations qu’il faudra offrir aux agents économiques bénéficiant du système actuel. C’est le prix de l’incertitude -pour les détenteurs du pouvoir- générée par un changement trop ‘radical’ et pourtant nécessaire pour rétablir un semblant de justice sociale. Paradoxalement, les 40 Milliards ne représentent pas le coût de la paix sociale (le coût de la paix sociale est en réalité les 25 Milliards mentionnés plus haut)

Il s’agit de l’excédent de coût généré par le manque de transparence dans les décisions politiques conditionnant l’avenir des générations futures du Maroc, le prix à payer pour ne pas casser des œufs pourris, ou en tout cas, sur le point de l’être.

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“Techniquement prête”

Posted in Dismal Economics, Flash News, Morocco, Read & Heard by Zouhair ABH on February 25, 2013

La Vie Eco rapportait fin 2012 lors d’une interview avec Mr Najib Boulif:

Peut-on connaître, à défaut d’une date précise, un horizon pour le démarrage de la réforme, plus exactement de la distribution de l’aide directe ?
Une fois le projet de réforme adopté par le gouvernement, un débat public s’ouvrira à partir du début de 2013, en même temps que les dispositions logistiques et matérielles se mettront en place. En fonction de cela, on pourra espérer que le système démarrera au premier trimestre 2013, et qu’avant juin 2013 les premiers transferts seront effectués. Tout ça reste conditionné par «incha Allah».

La volonté divine étant décidément obtuse quant aux velléités réformatrices du gouvernement, le même journal rapporte que finalement, cette réforme n’aura lieu qu’en 2014:

Techniquement, la réforme de la compensation est quasiment bouclée, et le projet sera bientôt soumis au gouvernement. Après quoi, le sujet fera l’objet d’un large débat national, accompagné d’une «grande» campagne de communication pour en expliquer les tenants et les aboutissants, les enjeux. Le responsable d’un parti politique qui donne cette information estime que, moyennant ces étapes de communication, de concertation et de débat, le démarrage de la réforme ne devrait intervenir qu’après un certain consensus sur le fond de l’affaire. Cela peut aller jusqu’à la fin de l’année, voire début 2014, mais tout dépendra en réalité du rythme des discussions sur la formule définitive.

Peut-être notre gouvernement attend-il un signe divin pour faire son choix dans les scenarii techniquement prêts, sans doute.

 

Fact Check # 1

Posted in Dismal Economics, Flash News, Morocco, Read & Heard by Zouhair ABH on February 21, 2013

Un blogpost rapide suite à ce live-tweet de @CGEM_MA, à l’occasion du discours de la Patronne des Patrons, Mme Bensalah:

(le reste des tweets est à lire sur le compte twitter de la CGEM)

J’ai été particulièrement intrigué par l’assertion que l’industrie au Maroc est génératrice de croissance, et d’emplois, mais surtout que la croissance crée de l’emploi au Maroc.

Evolution de la population active occupée (en rouge) versus population occupée en industrie (y compris artisanat, en bleu)

Evolution de la population active occupée (en rouge) versus population occupée en industrie (y compris artisanat, en bleu)

En recoupant les données fournies par le HCP depuis 1998 sur l’emploi dans les différents secteurs d’activités économiques, il s’avère que:

1/ Le secteur d’industrie (excluant le BTP) a détruit en termes réels 112.000 emplois en 14 ans, alors que la population active occupée a augmenté – ou encore que la création nette d’emplois a été positive, soit 1.1 Million d’emplois supplémentaires sur la même période (1998-2011)

2/ Seules quatre années ont observé une création nette d’emplois en industrie, ce qui correspond à 16% de la création totale d’emplois correspond à ces années là.

Quant au lien entre création d’emplois et croissance, la fameuse loi d’Okun qui semble être un lieu commun auprès de nombreux décideurs économiques et politiques au Maroc ne se vérifie pas, et cela peut s’observer dans le rapport 2009 de Bank Al Maghrib. Enfin, la notion de croire que le Maroc peut encore créer des emplois en industrie (exportatrice, lourde ou destinée à la consommation domestique) est illusoire au vu des choix stratégiques (historiques ou présents) qui conditionnent l’opportunité d’allocation des ressources existantes au Maroc.

10 Milliards et Un Seul Objectif

Posted in Dismal Economics, Moroccan Politics & Economics, Morocco, Read & Heard by Zouhair ABH on February 20, 2013

Entre 2006 et 2010, l’Etat aura dépensé un budget cumulé de 10 Milliards de dirhams pour lutter contre la pauvreté, l’exclusion sociale et, in fine, réduire les inégalités sociales. 10 Milliards pour une population qui reste encore à définir en quantités. La première question qu’on se poserait, maintenant que le programme a été bouclé: le revenu des ménages pauvres s’est-il amélioré sur la période? En d’autres termes, serait-il possible de comparer d’évolution du revenu par ménage pour cette population, au transfert théorique des 10 Milliards.

Intéressons-nous particulièrement au décile le plus défavorisé, c’est à dire aux 10% des ménages les plus pauvres, chaque année sur la période 2005-2010. Alternativement, on peut faire la même comparaison pour les ménages en dessous du seuil de pauvreté relative (c’est-à-dire les ménages touchant un revenu inférieur ou égal à 50% ou 60% du revenu médian)

Selon les données publiées sur le site de l’INDH, les 10 Milliards ont été distribués annuellement avec une croissance annuelle de 10% chaque année, passant de 1.5 Milliards de dirhams, à 2.5 Milliards. D’un autre côté, la population-cible a augmenté de 580.000 en 2006 à 651.000 en 2010. En cumulé donc, le transfert théorique par ménage du programme serait de l’ordre de 15.000 à 16.200 dirhams par ménage sur 5 ans. Cette somme représente le montant de transfert théorique dont bénéficierait le ménage.

En observant les grands aggrégats de l’économie nationale, on observera aussi que le Revenu National Brut Disponible entre 2006 2010 a augmenté, en moyenne, de 9.38% (ou 3.31% lorsqu’on calcul le revenu par ménage) d’un autre côté, l’évolution du revenu par ménage du décile inférieur sur la même période a été sensiblement proche (3.29% en moyenne annuelle) on peut donc supposer que de ce point de vue, l’écart des revenus pour cette population n’a pas été trop défavorable.

la croissance stable des transferts théoriques n'arrive pas à lisser les fluctuations de revenus pour la couche la plus défavorisée

la croissance stable des transferts théoriques n’arrive pas à lisser les fluctuations de revenus pour la couche la plus défavorisée

Le graphe reprend l’évolution du transfert théorique versus l’évolution de gains de revenus pour le dernier décile. On observe que pour un budget INDH moyen par ménage croissant, la fluctuation des revenus de ces même ménages n’est pas plus lisse que celle des années précédentes.

L’argument en faveur des dépenses engagées par le programme de l’INDH devrait se mesurer surtout au lissage des gains de croissance qui bénéficient aux pauvres, et ensuite au montant moyen de transferts exigés pour sécuriser cette croissance. Prétendre que l’INDH déboucherait à une diminution (de moitié) de la pauvreté absolue n’aurait pas de sens, à moins de considérer que l’existence de populations très pauvres au Maroc est très coûteux, plus coûteux que d’opérer des transferts directs à ces populations. Car dans l’absolu, il ne s’agit pas tant d’obtenir un résultat (la réduction du taux de pauvreté en absolu)  que de maximiser le rendement de chaque dirham alloué au budget de lutte anti-pauvreté. Les résultats prime facie indiquent que pour chaque dirham dépensé dans le cadre de l’initiative s’est traduit par un gain par ménage de 20 centimes. Nous sommes en droit de se demander si ce programme a été efficace en termes budgétaires.

Les objectifs principaux de l’INDH, ceux en définitive qui auront capturé l’essentiel des financements alloués, correspondent à des programmes dont l’issue attendue serait celle d’une réduction de la fluctuation des revenus de la couche défavorisée: la définition même de la précarité étant l’impossibilité, pour un agent donné, d’anticiper l’évolution future de ses revenus. Le succès d’un programme de l’INDH serait, de prime abord, de réduire cette incertitude. Dans le cas présent, l’indicateur de succès serait donc l’évolution de la volatilité relative du revenu des ménages appartenant aux couches les plus défavorisées. Un succès devrait montrer une réduction de la volatilité relative au bénéfice des ménages-cibles.

l'écart est calculé comme le rapport de la volatilité du revenu du dernier décile sur celle du revenu médian par ménage.

l’écart est calculé comme le rapport de la volatilité du revenu du dernier décile sur celle du revenu médian par ménage.

Le deuxième graphe montre bien une rupture par rapport à la tendance lourde de creusement des inégalités face à l’incertitude des revenus futurs. Il serait donc honnête de reconnaître cet aspect au programme INDH: entre 2006 et 2010, l’écart a bien été quasi-constant. Néanmoins, lorsqu’on compare les gains obtenus pour les ménages les plus défavorisés par rapport au coût global, on observe que le gain cumulé pour les ménages défavorisés de la réduction de l’incertitude-revenu a été d’un peu moins de 230 Millions de dirhams – le rendement cumulé au bien-être social de l’INDH a donc été de 2.3%.

Ce chiffre est différent du premier résultat, car il dénote d’une quantification de l’amélioration du bien-être des ménages du dernier décile. Il est cependant ironique d’observer que le résultat aurait été exactement le même si le gouvernement avait décide d’affecter directement cette somme (230 Millions) aux ménages directement pendant cinq ans. Le trait est certainement forcé, puisque plusieurs programmes sont en fait des investissements de micro-projets (donc générant des revenus plutôt stables et indépendants de l’assistance perpétuelle des autorités publiques) mais enfin il serait intéressant de noter que l’écart d’incertitude du revenu a redémarré en 2011, une assertion qu’il s’agira de vérifier lorsque les agrégats pour 2012 et 2013 seront arrêtés.

Le bénéfice social étant sommes toutes marginal commensurable aux efforts déployés, nous sommes en droit de nous poser la question qui fâche: étant donné que ces transferts débouchent sur un jeu à sommes nulles, qui sont les populations mises à contributions? Il peut être ainsi suggéré que la classe moyenne, contribuable captif par excellence, aura été la plus grande contributrice de ce vaste projet de justice sociale, peut-être même le bouc émissaire de celui-ci.

Note technique:

Les résultats obtenus (pour ceux qui s’y intéresseraient) sont calculés à partir d’une densité de distribution des revenus calculée comme suit:

f(w) = \int_{0}^{\infty} \lambda \exp{-\lambda~x} \textup{d}x

avec le revenu moyen \dfrac{1}{\lambda}

Le revenu de la population défavorisée est calculé sur la base de la probabilité d’appartenance au dernier décile, ou encore de réaliser \mathbb{P}(w<x) = .1

La volatilité de la croissance du revenu pour une classe sociale donnée est calculée comme un écart type sur l’historique des variations depuis 1955 jusqu’à la date t: \sigma_{t,i}= \sum\limits_{t_0 = 1955}^{t}[\sigma_t - \mathbb{E}_t(\sigma)]^2

Quelle Réforme pour la Compensation?

Posted in Dismal Economics, Morocco, Read & Heard by Zouhair ABH on February 16, 2013

Etrange, la communication du gouvernement (et du MAGG en particulier) autour de la réforme de la caisse de compensation. “Techniquement prête” déclare Najib “Barbarossa” Boulif, mais en même temps des ressources et du talent sont déployés pour étouffer les rumeurs (fondées ou non) maniées par la presse papier et électronique:

Le ministre chargé des Affaires générales et de la Gouvernance, Mohamed Najib Boulif, a démenti catégoriquement les propos que lui a attribués vendredi dernier le journal “Assabah” sur le fait que “l’Etat dépense plus de 6 milliards de DH par an pour des produits alimentaires subventionnés qui sont distribués gratuitement aux citoyens des provinces du Sud”.

et,

Le ministre chargé des affaires générales et de la gouvernance, Mohamed Najib Boulif a démenti les propos que lui a attribués le quotidien “Akhbar Al Youm” dans son édition de vendredi au sujet de la réforme de la caisse de compensation dans le cadre d’un entretien accordé par le ministre à ce journal.

Venant de la part de deux Docteurs en économie (le Ministre des Finances et celui des Affaires Générales) ce dévouement pour une mesure essentiellement discrétionnaire et se voulant optimale, cette politique surprise est à contre-temps avec les fondements de l’économie (pour l’argumentaire théorique, voir Prescott & Kydland) surtout qu’il s’agit d’une mesure dont le choc sera certainement anticipé par les ménages et les entreprises; ne serait-il pas mieux de donner les grandes lignes au moins, afin de donner aux agents économiques un signal leur permettant de s’adapter à la levée de ces subventions (ironiquement, l’horizon et/ou l’intensité de retrait de ces transferts indirects n’aura pas plus d’impact que le changement de bénéficiaires) ou alors, cette opacité volontairement entretenue sert de cache-misère à l’échec patent, de la part des experts aux différents ministères concernés, d’anticiper parfaitement l’anticipation des agents face à une décision gouvernementale.

Je reviens un pas en arrière pour expliquer ce paradoxe. Ceci est un jeu (au sens mathématique) où les règles sont énoncées, et les joueurs (l’Etat, les entreprises, les ménages, le reste du Monde, etc.) ont chacun des préférences sur les ressources mises en jeu. Dans le cas de l’Etat, il s’agit de la double stabilité budgétaire et politico-sociale qui prime. Pour les ménages, le niveau des prix. Pour les entreprises bénéficiaires du régime existant, le maintien de leurs marges actuelles. La faiblesse de l’Etat ici est l’échec apparent à produire une anticipation des comportements des autres agents, alors que celui-ci a accès à beaucoup plus de ressources et d’informations pour a) identifier les agents les plus réticents potentiellement à un changement de mode de transfert, et b) identifier les agents ayant le plus besoin de ces transferts, et s’assurer de minimiser les déperditions de transferts ainsi que les populations non servies.

L’idée d’abolir définitivement de la Caisse de Compensation est à étudier, car le contexte dans lequel elle a été créée, 70 ans plus tôt n’est pas le même aujourd’hui. L’administration a des informations plus détaillées sur le territoire et les populations administrées, la CdC circa 1941 sert essentiellement une administration d’occupation (ou alors l’état d’esprit post-Lyautey du Maroc utile/inutile a survécu au XXIème siècle) mais essentiellement, les obstacles à l’information des habitudes de consommation de ménages ainsi que les inégalités de niveaux de vie sont mieux identifiées.

La suppression de la Caisse est conditionnée à vrai dire par la nécessité de réformer aussi l’administration fiscale, et surtout, par un changement radical de la production règlementaire, législative et administrative de la fiscalité, un autre sujet certainement, mais lequel conditionne la réussite de transferts monétaires auprès des ménages bénéficiaires.

Pour l’année 2011, mon estimation de la consommation du ménage médian serait de l’ordre de 42.100 dirhams (pour un revenu annuel de 78.000 dirhams) (le revenu médian régional est légèrement inférieur puisque l’agrégation masque les inégalités inter-régionales) pourquoi ne pas l’utiliser comme indicateur (éventuellement étoffé de spécifications du panier de consommation) de transfert mensuel par ménage? Un rapide calcul permet de montrer que pour un coût global de 25 Milliards de dirhams (moitié moins que ce coûte la Caisse actuellement) les ménages les plus pauvres seraient subventionnés à 70% de la valeur de leurs consommations.

L’avantage du choix à la médiane permet d’éviter à l’administration le coût et l’échec potentiel de désigner par elle-même les ménages bénéficiaires, contournant toute intervention humaine dans le processus.

A Continuer.