The Moorish Wanderer

Course 7 : the Promethean hero

Posted in American Minority Voices by Zouhair ABH on February 24, 2009

Last class… Or what the professor said : ‘voilà

Prometheus robbing fire from the gods

The Hero in minorities’ literature is like this Greek myth : The Titan that gave so many to  humankind, and eventually got chained to the Caucasus, and condemned to see his liver eaten by a vulture.

The Promethean figure suits both the minor author and their heroes, as cursed in their quest. Why so ? Many of the main characters we got acquainted to during the course where unique. Why Prometheus ? first off, the minor hero does not feel as if they belong to their native community :
→ Education : Kafka, through his very own history, could be identified as a minor hero, and, in our study cases, so did the Garcìa Girls with their American upbringing.
→ Personnal behaviour : Eddy refused to carry out a ‘vendetta’, an honour crime to revenge one of his relatives. Sedaris, in his way, adopted a crafty strategy in order to block any of the Federal agent’s attempts to correct his bad ‘s’ pronunciation.

Does education have a grip on the minor hero’s behaviour ? It seems not. One has to admit, however, that they are attracted to the dominant culture, an attraction that might find its roots in a deep desire for a better future for them and/or for their community : Gary Soto might have written a rather pessimistic, albeit ultra-realistic, novel, but the reference to onions, while it might remind of tears and pain, should not hide the fact that onions are an important part of Mediterranean-like food (and to an extent, Mexican food).

With abusive extrapolation, buried onions might be construed as a hidden hope, which the hero -Eddy- is eagerly looking for. As for the Garcìa girls, they had to experiment taboos within their own community, like sexual relationship outside/before marriage, drugs, cigarettes, feminine revolution and liberation… The minor hero takes their own life, their own body, to experiment what the ‘outside world’ is offering.

The minor hero feels as if they have to put themselves into questioning, as part of their community, but also as an alien part of the dominant culture. Do they get through this whole process for its own sake, do they want it for themselves ? I personally doubt that. It is true that all the heroes cases we took where remotely interested in their communities’ fates, however, their personal experiments might have serious repercussions on other members of the community : the older Garcìa girl (Sophìa) had to sacrifice herself to lead the way to her sisters. The hero breaks with centuries of rigid traditions (or bourgeois kind of norms), and whatever the result is, a precedent is created, and the autarkic way of living has to deal with sometimes a fatal breach. It is, quite simply (I might presume to much of this), the rebellion of an individual against a the community (a rebellion against mechanical solidarity, to paraphrase Durkheim)

This rebellion against a static and fatalist structure/environment has a lot in common with the Greek mythology : the minor hero is eventually kicked out of their native community, and their personal exile is hard to sustain. A personal exile indeed, since the dream they were pursing might turn out not to be quite what they want. The minor hero, rejected by both the native community and the dominant world confirms their statuts as uprooted or even stateless (in a sense).

Advertisements

Sociologie des Sciences : Merton & Co

Posted in Read & Heard by Zouhair ABH on February 18, 2009

I. Merton : Renouvellement de la Sociologie des Sciences

La relative perte de vitalité par la sociologie des sciences, en tout cas en Europe, est rapidement compensée par le renouvellement engagé par Robert.K. Merton. Sa thèse de doctorat, “Science, Technology & Society in Seventeenth Century England” est considérée comme fondatrice de la sociologie des sicences américaine.

L’influence de Kuhn est plapable dans l’interprétation qu’il fait des “disputes” relatives aux découvertes scientifiques : contrairement à ce que d’autres sociologues affirmaient, Merton estime que les oppositions ne relèvent pas de la nature humaine ou de la psychologie individuelle.

L’opposition entre scientifiques à propos de sujets relevant de la recherche ou de la théorie est une manifestation de l’influence des normes sociales : “La fréquence des disputes sur la priorité ne résulte pas des caractéristiques individuelles des scientifiques mais de l’institution scientifique qui définit l’originalité comme une valeur suprême et fait de la reconaissance de cette originalité un problème majeur” (Merton, Les Priorités dans les Découvertes Scientifiques 1957 ) L’autre facette des normes sociales instaurées par la communauté scientifique est le mécanisme avancée scientifique/récompense.

Merton évoque une structure normative, basée sur les points suivants : * L’universalisme Il s’agit d’une obligation, pour l’institution scientifique, de tenir pour recevable ou non une théorie scientifique par une étude objective de cette dernière, et non pas suivant les attributs sociaux du chercheur producteur de la théorie examinée. C’est une posture découlant de la nature même de l’investigation scientifique.

* Le communalisme Les connaissances scientifiques sont par nature destinées à être publiées, il est donc inutile de garder privé les investigations scientifiques. Ce qu’un chercheur aura développé est nécessairement versé dans le “bien collectif” que constitue la recherche scientifique, pour le bénéfice de la communauté.

* Le désintéressement comme le souligne Merton, n’est certainement pas la traduction de qualités morales propres aux chercheurs (altruisme, honnêteté, libido sciendi…), mais la marque d’un système de contrôle récompensant les résultats scientifiquement valides.

* Le scepticisme organisé les résultats sont soumis à un examen critique avant d’être acceptés et peuvent toujours être remis en cause.

Zuckermann s’est notamment intéressé aux prix Nobel : il remarque que l’âge moyen des lauréats augmente (entre 1901 et 1972) mais aussi qu’ils ont tendance à partager leurs travaux entre eux, formant ainsi une hiérarchie dans la communauté. Cette stratification sociale permet donc de comprendre, à travers l’analyse des inégalités développés par la communauté scientifique, le fonctionnement de la Science en tant qu’institution sociale. Il est évident que Merton et ses successeurs ont été à une certaine mesure, influencés par la vision du fonctionnement des paradigme développée par Kuhn : les normes sociales développés dans la communauté scientifiques avantagent tel ou tel programme de recherche –ou paradigme-.

Ces quatre normes, qui sont intériorisées par les scientifiques pendant leur apprentissage et entretenues par leur insertion institutionnelle dans le système, font de la science un système social distinct et relativement autonome, qu’elles stabilisent et régulent en la protègeant d’abus internes et en lui permettant de résister aux influences et intrusions des acteurs politiques et économiques. Elles rendent possible l’exercice d’une libre rationalité. Ce modèle de l’éthos scientifique constitue un modèle fonctionnel, au sens où l’entend Merton, c’est-à-dire une théorie intermédiaire à mi-chemin entre les hypothèses mineures quotidiennes et les larges spéculations constituant un schéma conceptuel. Il faut noter que R.K. Merton ne s’intéresse pas spécialement au contenu de la science. Les lois, les théories scientifiques, les ‘cadres de pensées’ sont exclus de son analyse. Il considère que ce n’est pas le rôle de la sociologie des sciences de s’intéresser aux modes de conditionnement social de la pensée (Mannheim)

II. Limites de l’analyse Mertonnienne

L’analyse mertonnienne rencontre cependant des limites dans son étude des mécanismes gérant la communauté scientifique. Ainsi, contrairement à l’idéal de l’éthos scientifique, il arrive que les membres de la communauté soient entraînés dans des querelles aux motifs éloignés de ceux énoncés par Merton. Il affine sa théorie en introduisant deux normes sociales : l’inventivité et l’humilité. Ayant momentanément paré à certains manques, Merton se trouve devant une contradiction dans la nature des normes par lui énoncées : le nouveau système permet de comprendre les fraudes, mais pas de les expliquer. Rien n’est dit sur les origines des querelles qui parfois, guident les recherches scientifiques. La perte d’harmonie dans les normes explique donc une perte de pouvoir explicatif du modèle mertonien.

Vers la fin des années 1960, R. Mulkay défendait l’idée que les normes énoncées par R.K. Merton étaient des idéeaux sans validation empirique, et que les vraies valeurs de la communauté scientifique (si elle existait vraiment) étaient basées sur une protection de leurs paradigmes respectifs. Rejoignant Mulkay sur quelques point, I. Mitroff souligne la passion que certains scientifiques mettent dans leurs travaux, passion étrangère au postulat d’objectivité propre au travail scientifique. Il est également reproché à Merton d’extrapoler abusivement sur la transhistoricité des normes scientifiques. Ainsi, certains développements scientifiques ont été le fruit d’étrangers à la communauté scientifique à une certaine époque.

III. La nouvelle sociologie des Sciences

a. La Scientométrie : Durant les années 1970 et 1980, de nouveaux sociologues se sont intéressés au corps social scientifique. Les nouvelles études se basent sur des bases de données documentaires, comme signes tangibles de l’activité scientifique. Ce sont des outils flexibles qui servent à étudier des phénomènes sociologiques liés aux communautés scientifiques. Ils permettent de mesurer et de comparer l’activité scientifique des institutions, des différents secteurs d’activité, des provinces et des pays. Ils permettent aussi de mesurer la collaboration scientifique, de décrire des réseaux scientifiques et de suivre l’évolution d’une discipline scientifique. Le traitement des données permet de savoir quels sont les auteurs ou les revues les plus cités, et permet de mesurer le développement de la communauté scientifique et la croissance de sa production.

Derek de Solla-Price établit ainsi plusieurs lois, dont celle dite de Lotka : la part de scientifiques publiants n articles est proportionnelle ) 1/n² . Pour des raisons pratiques, la scientométrie est aujourd’hui utilisée pour évaluer le coût de la recherche et en saisir l’efficacité. Dans un domaine plus sociologique, elle permet de quantifier les caractéristiques du système d’échange scientifique.

b. les caractéristiques du champ scientifique : H. Zuckermann constate que, dans l’espace scientifique régulé, la perception homogène de la profession scientifique –considérée comme allant de soi- n’est pas la règle. Un exemple : pendant les années 1970, sur les 500000 chercheurs que compte la communauté scientifique américaine, seules un millier était membre de l’académie des Sciences, et moins d’une centaine était titulaire du prix Nobel. C’est donc une contradiction de taille avec le modèle de régulation démocratique des travaux scientifiques. Comme tout autre espace social, une certaine hiérarchie régule l’espace scientifique : comités de lecture, revues, ‘referees’… qui institutionnalisent certaines inégalités qui semblent étrangères au caractère égalitaire de la communauté scientifique. Zuckerman et Cole ont étudié les raisons des inégalités, et dans certains cas, discriminations. La masculinisation de la profession scientifique constitue un handicap pour les femmes scientifiques, qui sont de fait exclues des mécanismes de reconnaissance. Le champ scientifique a aussi des structures informelles ayant une puissance régulatrice aussi efficace que les institutions officielles. Les ‘collèges’ sont parfois le lieu de rencontre de vues et de théories, rencontres qui aboutissent à des résultats autres que ceux produits par les mécanismes officiels. Price relate ainsi l’histoire d’une expérience scientifique assez controversée, qui, reprise dans ses formules et reproduites par différents scientifiques, lesquels ont obtenu des résultats différents.

Ils ont pourtant reproduit dans les détails les étapes de l’expérience originelle. L’efficacité des collèges réside dans le renforcement des mécanismes de solidarité, condition apparemment favorisant la régulation de l’espace scientifique et l’avancement de l’accumulation du savoir. On peut donc dire que les énoncés scientifiques sont le résultat d’une fusion d’énoncés, lesquels, pris séparément, sont inintelligibles. Le scientifique, en ce sens, ne décrit pas la réalité ou la nature, mais la construit selon des lois et des formules. Ce constructivisme conclut donc que les travaux scientifiques ne sont que les produits exclusifs de l’activité mentale des chercheurs, indépendamment de toute réalité extérieure.

IV. Les changements épsitémologiques et la sociologie des sciences

a. la fin de la certitude philosophique des sciences : Nous verrons brièvement que suite aux théories de Wittgenstein qui replace la logique comme résultat de l’expression d’énoncés de fait, plutôt qu’une vérité universelle et atemporelle, la sociologie des sciences a suivi la rupture épistémologique (au sens de Bachelard) et s’est intéressé plus particulièrement à l’analyse des contenus scientifiques plutôt qu’à l’aspect sociologique de la communauté scientifique. Nous restons cependant dans ce domanie-là, qui fut investi par les ‘anthropologues de la pratique scientifique’.

b. analyse de la ‘vie en laboratoire’ : A partir des années 1980, la science n’est plus envisagée comme un système social régulé, ni une institution originale, mais comme une pratique, le résultat d’une contingence sociale. Les enquêtes de Knorr-Cetina, Lynch ou Latour s’inspiraient de l’ethnométhodologie, ce qui revenait à rejeter les ‘les termes utilisés par les membres de la tribu’ (A. Métailié) Le travail consistait en une recherche de la diversité des acteurs, et le processus d’élaboration des objets et des choix des projets scientifiques. Les résultats obtenus dans les laboratoires sont fonctions des conditions de production, ce qui les limitent à un espace/temps restreints. En ce sens, l’investigation scientifique peut être considérée comme le fruit d’étapes matérielles par lesquelles des énoncés sont proposés, vérifiés, retenus ou rejetés.

La méthodologie utilisée se base sur l’ignorance du sociologue de la nature des travaux scientifiques, comme le disait Woolgar : ‘Il faut se méfier du discours philosophique que tient spontanément le savant, et respecter ce métalangage désordonné qui se mêle intimement à la pratique’. L’étude porte donc, non pas sur les déclarations et les entretiens des scientifiques, mais sur le passage d’un énoncé, résultante d’un contexte social et temporel précis, à un énoncé scientifique, reconnu et accepté par tous, au premier degré par les membres de la communauté scientifique ? Enfin, l’ethnographie de la vie en laboratoire s’est intéressée au mode de raisonnement des chercheurs, en posant comme postulat les similitudes entre l’investigation scientifique et d’autres activités humaines. Knorr-Cetina cite ainsi le rapporchement qu’a fait un scientifique entre les propriétés d’une protéine et le sable pour mener plus en détail ses recherches.

Conclusions :

La sociologie mertonienne est une réaction contre l’empiétement de la sociologie classique des sciences sur le domaine de l’épistémologie. Néanmoins, la théorie à portée intermédiaire de Merton, souffrant d’un certain nombre de limites, a été critiquée, puis dépassée pendant les années 1970, en puisant de nouveau dans ce qu’il considérait comme le domaine de la philosophie des sciences. La nouvelle sociologie des science post-mertonienne des années 1970 a pris comme objet d’étude la communauté scientifique, c’est à dire les mécanismes formellement ou informellement institutionnalisés régulant les découvertes et les paradigmes scientifiques. Il faut cependant noter que les approches sociologiques de la science ne sont pas aussi homogènes, ou linéaires qu’on penserait. La période des années 1970 a été aussi celle d’une critique ‘antiscience’. Néanmoins, vers les années 1980, une critique plus ‘apaisée’ des découvertes scientifiques, laquelle reprend des outils développés en ethnologie.

Course 6 : Communitarism

Posted in American Minority Voices by Zouhair ABH on February 17, 2009

James Gandolfini as Tony Soprano

Watching the Soprano episode confirmed an opinion I have on communities : communitarism leads always to political clashes, because there will always be a community that would claim for a better status than they had.

Here is a resumé of the Soprano episode : on Columbus Day, Native Americans activits want to protest against the genocide their people suffered from, in front of Christopher Columbus’ statue, the famous Italian navigator that proved the earth was spheric (and thus, discovered a new world he thought was the Indies.)

This demonstration fuelled the Italian Americans‘ rage, since Columbus Day is sort of Italian-American pride (Columbus being an Italian). That led to an absurd situation that quickly evolved into a violent confrontation between both communities, a row where a pathetic scene around Columbus statue would require the police intervention to disperse both sides.

This is what happens when communities try to ‘re-write‘ history by portraying themselves as the victims. There is this scene in the talk-show, where multicultural America is gathered : the African-American speaker, an Italian-American and a Native American guests, arguing who is to be considered as THE victim (and could subsequently ask for compensation from the other ‘bad’ communities). The funny thing is, both communities have deeper ties than they think. The show eventually ended with a long speech made of Tony soprano, a criticism of communitarism, as well as a praising of individualism : He became what he is not because of his Italian heritage, but because of his personal and individual capacities.

When there is a country with many communities, and when they base their relations on a conflictual view of history : Settlers vs Indians, White vs Blacks, North vs South, Italian/Mafia vs Federal enforcers… not that American history is built on inter-communities violence (although it is not the only country that experienced this), but minor authors tend to voice their own community’s anger and prejudice, through a process of  ‘dominant culture’ caricaturization, so eventually, all the communities see themselves as the rightful victims… freaky !

Course 5 : Flamewoman, Ana Castillo

Posted in American Minority Voices by Zouhair ABH on February 15, 2009

Ana Castillo

a short bio to begin with : Castillo was born and raised in an inner city barrio of Chicago, Illinois. After completing undergraduate studies, she immediately began teaching college courses.

She earned her Master’s degree in Latin American and Caribbean studies from the University of Chicago with a thesis entitled “The Idealization and Reality of the Mexican Indian Woman”. She received her doctorate from the University of Bremen, Germany, in American studies in 1991. In lieu of a traditional dissertation, she submitted the essays later collected in her highly acclaimed work Massacre of the Dreamers.

Castillo writes about Chicana feminism, which she dubs “Xicanisma“, and her work centres on issues of identity, racism, and classicism. Many of her protagonists are fiercely independent, sometimes lesbian, women. Her “imaginative fiction” shows the influence of magical realism. For example, the novel Sapogonia is about a fictional country that is the home to all mestizos. Much of her work has been translated into Spanish. She has also contributed articles and essays to such publications as the Los Angeles Times and Salon. (Wiki reference).

What one could say about “Xicanisma” ? Ana Castillo claims it is a different sort of feminism, a feminine third world solidarity that is. I like the radical criticism of the WASP society (eventhough Castillo turns to be as simplistic in her ‘whit people type’ generalization just as the ones she criticises). In a sense, the woman is right : Women were subdued and alienated for a long time, and often still are in third world countries. Because of here Latin-American roots, she focuses on the women’s situation in Mexico, where women are confined into the classical sexual segmentation : they are housewives, and their sole purpose is domestic : They give birth to babies (boys are preferred), take care of their husbands when they come home. One might argue that ‘white women’ (let us consider white American people as WASP, Italian-Americans and other European-like communities) also experienced the same situation.What is different with Chicanas, is the ambient racism they had to cope with. A racism expressed by others and by fellow Chicanos. Perhaps racism is too strong a word. In latinos communities, though women were considered human being, they had a restricted access to the public life, their life being mostly a domestic one. Some might see in it a middle-east/arabic influence

There was an asymmetric situation, were Women were worshipped for their purity (as virgins or as mothers) or despised as ‘whores‘. On the other hand, men’s virility is on display when a man has girlfriends or several mistresses. (a situation similar to the way Moroccans look at relationships : If every family wants their daughter to be pure and their son to experience their virility, how could things be carried out ?). Latina women were therefore more or less objectified. Immigration, industrial and economic changes destroyed the traditional gender norms, and latina women had to work outside their house.

The most educated of them -like Ana Castillo- got an early grip on feminist ideology, as well as an interest in Third- World struggle. Eventually, Chicanas joined in the 70’s emancipation movement. Ana Castillo said she had little in common with a white American women claiming civil rights, while she shared the suffering  and the issues of a Third World woman. Xicanisma, in this sense, is more a revolt against traditional sexual norms, rather than a quest for equality.

As a member of a minor community, Castillo’s work, as for other Xicanismas writer, is highly political. It remind of the Black Panther literature, (minus the political violence) of course. However, one might notice that her own analysis is purely ethnical, due to the lack of a detailed and a fair point of view of the American society. It seems to be the case for many minor authors : A superficial criticism of the dominant culture/community/political power, a paradox, in view of the rich work and analysis on their own people.

 

Course 4 : Communities in Morocco

Posted in American Minority Voices by Zouhair ABH on February 10, 2009

As a non-French, non-American citizen, I would rather discuss communities relations in Morocco, a situation that is, if I may say so, unique throughout the world, or shall we say, the north African region.

Moroccan communities (or Tribes that is their primitive shape) are a part of a complex and an ancient political system know as ‘Makhzen‘. The French word ‘Magasin‘ comes from Makhzen: مخزن (warehouse). Indeed, the main goal of the ruling institution was to gather taxes -that were paid in kind, usually crop and wheat. The Makhzen is actually a weak authority, in the sense that it got no real centralized or even federal power, but the one to attract different communities, based on religious ground : most if all the ruling dynasties used Islam as a way to claim power, whether these dynasties were Sharifian (i.e with blood ties to the prophet Muhammad) or presenting themselves as the rightful refomers (sort of Cromwells). Theses dynasties used the Makhzen machine bureaucracy to establish their authority over Morocco and other territories.

How could one link the Makhzen to the communities, and how could theses links interfere with the kind of ties the various communities established between themselves ?

There is a first division between rural and urban areas : Urban people -i.e, those with deep and ancient urban history that is- feel that since their are the guardians of a certain civilization (ways of behaviour, manners, a certain spoken language), they are superior to the people belonging to the  rural areas. In a sense, it is true urban people are more ‘western-like’ civilized, but then, they play a small part in the economic process : the wealthy of them do have farms and stuff outside the city (usually Rabat, Fès and Marrakesh and now Casablanca). Historically, during famine periods, they were the first to suffer -not all of them of course, but only those who did not prevent it by stockpiling or by owning a piece of land, but then again, only the wealthier ones could afford it-. the small part they played in the home economic process was though important : the urban elite had the monopoly of foreign trade, and controlled imports of rare goods. As Marxists and Structuralists would say, economic power was to determine social structures.
Same should apply to the rural elite : they were usually warriors, or/and civil servant. Civil service in Morocco -that was also a matter of constabulary and military- had three major purposes : to raise taxes, to ensure internal peace and levy soldier when wartime comes. The sultan would have to appoint warlords usually members of his family -one is less suspicious towards their own people-. These warlords though, are not 100% reliable; Whenever they feel that central authorities are weakening, they start a rebellion, mostly by refusing to pay the taxes. The sultan has then a variety of courses of actions, ranging from peaceful negotiation to the Harka (الحركة), a brutal punitive expedition that ends often into a bloodbath. pre-Protectorate Moroccan politics lies in a delicate balance of repressions and negotiations the sultan had to lead with a bunch of sporadic forces in order to keep the country more or less united.
Warlords might come from urban areas, but because of the omnipresent shadow of ‘Siba‘ or anarchy, though things are actually far from turning into anarchy : usually, dissidence in Morocco means that a certain region, a loose federation of warring tribes would still recognize the sultan as Allah’s representative, but would refuse to pay taxes.

Another way to look at communities in Morocco could be done through ethnographic studies : native Amazigh-speaking tribes, Arab-long established tribes, Jewish minorities, Turks, Europeans and Andalusians, and mixed relations between all of them.

souss

Soussi dressed in local outfit and sporting a dagger

* Native Amazighs : considered as the native Moroccans, established a long ago. Some historians considered they came from Yemen and Arabic peninsula. It is true for some Amazighs, but not for all of them; indeed, there are three general linguistic and geographical gatherings : Ch’leuhs, Soussis and Riffis. Ch’leuhs and Riffis are believed to be a part of Indo-European lineage (strong genetic traces of Nordic characteristics)
* Arab tribes : the Muslim conquerors of the 7th century established in the area and started mixing with local population. Arab lineage could have

religious ties (“شريف” Sharif, that is a descent of the Prophet) or ‘normal’ Arab lineage.
* Jewish communities : an integrated part of the Moroccan society. protected by the Sultan (but not always, since little bloodless pogroms were organized once a while) Jewish Moroccans were mostly specialized in commerce, foreign or local trade, as well as in charge of the Sultan’s private finances.
* Andalusians : they came from Spain after the Reconquista kicked out the last moor kingdom in Granada. it is difficult to state whether they were Arabs, amazighs or spanish. It is though sure they have mixed roots and enriched considerably Moroccan culture. There was also an important Jewish community that escapes the Catholic inquisition.
* Other races : Turks, because of the shared borders with Algeria (that was a Ottoman stronghold till 1830). Europeans that were captured ans slaves during the 15th and 16th centuries (The famous Sale Pirates attacked European ships)

gharnati

Gharnati-Andalusian orchestra

There is no denying that all those tribes or communities that claim to be ‘pure breed’ are actually more mixed than they think or expected, but strong core identity separate them in many issues, especially for the power struggling. This way of making politics is however in contradiction with the pursing of democracy, which implies a radical change in people’s minds, in order to promote meritocratic criterion in choosing national political leaders, rather than tribal schemes.

fes

Fes, one of the 4 Imperial cities